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La Côte - News

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    Ils étaient les rois du pétrole avant l'arrivée d'Internet. Depuis, les loueurs de DVD se battent tant bien que mal contre une fin qui paraît inéluctable.

    Rafael Soler possède les deux derniers vidéoclubs de la région. Après avoir racheté celui de Gland il y a quatre ans, voilà qu'il vient de reprendre celui de Mies. Jour après jour, son métier apparaît comme une profession de foi, et pourtant il y croit. Certains fidèles continuent à se rendre régulièrement chez lui, en dépit de films de plus en plus directement accessibles grâce au téléchargement ou aux services de vidéo à la demande, tels que Netflix.

    «Lorsqu’il pleut, les gens atterrissent chez moi comme des mouches!» plaisante Rafael Soler au moment de la pause-café, non sans perdre de vue sa boutique située juste de l’autre côté de la rue. Son ristretto à peine avalé, le voilà qui bondit de sa chaise et traverse la chaussée. Au loin, une cliente s’approche de la vitrine placardée d’affiches de blockbusters américains. En ce lundi, à l’heure de sortie des bureaux, près d’une dizaine de cinéphiles plus ou moins accros se succèdent presque sans discontinuer dans le petit vidéoclub de Gland...

    La suite est à lire dans nos éditions payantes de jeudi.


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    Le géant de la vidéo à la demande, Netflix, propose quantité de films à portée de clic. Un coup de plus porté aux vidéoclubs. Reportage au coeur de l'un des derniers actif sur La Côte.

    "Lorsqu'il pleut, les gens atterrissent chez moi comme des mouches!" plaisante Rafael Soler au moment de la pause-café, non sans perdre de vue sa boutique située juste de l'autre côté de la rue. Son ristretto à peine avalé, le voilà qui bondit de sa chaise et traverse la chaussée. Au loin, une cliente s'approche de la vitrine placardée d'affiches de blockbusters américains. En ce lundi, à l'heure de sortie des bureaux, près d'une dizaine de cinéphiles plus ou moins accros se succèdent presque sans discontinuer dans le petit vidéoclub de Gland.

    Concurrence déloyale

    Il est 16h30. Tandis que les nuages s'amoncellent dans le ciel et que quelques gouttes éparses arrosent la ville, à l'intérieur de son vidéoclub Rafael Soler, 46 ans, est pendu au téléphone. Teint hâlé, T-shirt col en V, jeans délavés et Converses aux pieds, l'homme affiche une dégaine adolescente, malgré le poids des années et des soucis accumulés que trahissent ses tempes grisonnantes. Dans le métier de la location de films depuis 20 ans, il a repris le Movies Club de Gland il y a quatre ans et vient de racheter l'autre dernier vidéoclub de la région à Mies. "Je continue, parce que j'ai un bail et des factures à payer. En plus, les bons mois arrivent!" sourit le gérant après avoir raccroché.

    A peine le temps de prendre place derrière le petit comptoir qui fait face aux immenses présentoirs remplis de quelque 600 pochettes de DVD, que Josephine, jeune habituée du quartier, fait son entrée. Elle fonce tout droit vers le rayon des nouveautés. "Vous savez quand vous allez recevoir Lucy?" questionne-t-elle. Renseignement pris auprès du fournisseur, le dernier film de Luc Besson ne sera pas disponible avant la fin de l'année. Derrière ses lunettes à grosses montures noires sur lesquelles se reflète l'écran de son ordinateur, Rafael Soler soupire. "Quand je vois que le film est déjà en téléchargement sur internet, je suis mort de rire. La justice vient casser les bonbons à certains patrons de vidéoclubs quand ils ont des films récents en zone 1, et sur internet personne n'est inquiété. C'est scandaleux!"

    Aller chercher le client

    Pour empêcher les gens de céder aux sirènes du téléchargement, le dernier des Mohicans du DVD a une arme: son téléphone. Il prend ainsi le temps d'appeler quotidiennement les clients, pour leur annoncer les dernières nouveautés, quitte à leur laisser un mot sur leur répondeur. Il ne reste plus qu'à espérer ensuite que le message soit bien parvenu au destinataire. Renzo Bindelli, lui, l'a reçu cinq sur cinq. Si le quadragénaire est venu aujourd'hui, c'est justement pour se tenir au courant des dernières sorties. Et internet? "Je suis allé regarder sur Netflix, mais question films français, c'est la catastrophe. Et puis avec les vidéos en ligne, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous."

    Derrière son comptoir, Rafael Soler retrouve un peu le sourire. Ses trajets hebdomadaires chez son fournisseur à Genève, pour assurer la diversité de son offre, sont récompensés. Car au fil des ans, le gérant s'est constitué une véritable caverne d'Ali Baba du cinéma. Des oeuvres de Chaplin à "Robocop" en passant par "Ice Age" ou "Les tontons flingueurs", Rafael Soler a le regard qui s'illumine à chaque pochette qu'il effleure de la main. A la demande d'une cliente, il a même fait l'acquisition d'un film d'auteur chilien. Malgré cette impressionnante collection, son chiffre d'affaires s'est érodé de 20 à 30% en l'espace de trois ans. Et ce ne sont pas les quelques vêtements de mode stratégiquement placés à l'entrée du magasin ou la dizaine de figurines de Goldorak, un personnage de manga, qu'il est parvenu à vendre récemment, qui le sauveront d'une inéluctable fin. "Dans une année ou deux, ce sera fini!" La phrase qu'il prononce sonne comme une sentence.

    "I'll be back!"

    "Après? Eh bien j'irai bosser." L'homme donne dans l'ironie. "Les gens pensent que louer des DVD, c'est la belle vie!" Il est vrai qu'avec 200 locations par week-end il y a 15 ans, contre 50 actuellement, l'activité s'apparentait autrefois à un long fleuve tranquille. Mais elles sont révolues, ces années où les jeunes couples bras dessus, bras dessous venaient se perdre avec bonheur le samedi après-midi dans les rayons de son vidéoclub à la recherche d'un film romantique. Les amoureux transis d'hier sont devenus des quarantenaires, qui ne fréquentent les lieux plus qu'occasionnellement.

    Avec ses sept locations, le compteur de la journée est révélateur. Il est presque 20h, la mine fatiguée, Rafael Soler s'apprête à fermer boutique, laissant seul derrière le comptoir le buste de Terminator, le cyborg tueur venu du futur, personnage central du film éponyme. A l'image de la fameuse réplique de ce dernier ( "I'll be back" ), Rafael Soler reviendra lui aussi demain.


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    A l'occasion des 15 ans du club informatique Login, une conférence sur la sécurité sur internet est donnée par Stéphane Koch, spécialiste des réseaux sociaux.

    Internet et les réseaux sociaux sont devenus en quelques décennies de formidables outils de communication mondiaux. Il permet aux gens éloignés de communiquer par écran interposé, de commander des produits et des marchandises à n'importe quel moment du jour et de la nuit et à l'autre bout de la Terre, de s'informer en temps réel de ce qui se passe sur la planète entière et de partager du savoir et des connaissances sans encombre à travers le monde. L'enjeu posé par ce nouveau média est pourtant à la mesure de son formidable essor. Il attise la convoitise des escrocs qui peuvent agir en toute impunité car ils sont protégés par l'immatérialité de leurs actions. L'usurpation d'identité et l'ingénierie font aussi l'objet d'une brûlante actualité.

    Conférence

    Ces questions de sécurité sont au centre d'une conférence que donnera Stéphane Koch, spécialiste des réseaux et médias sociaux, jeudi 20 novembre à Gland. Cette soirée est organisée par le club d'informatique Login de Gland.

    La Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information de la Confédération suisse (Melani) a reçu ces dernières semaines plusieurs annonces de sociétés suisses visées par des tentatives d'escroquerie utilisant des méthodes d'ingénierie sociale ("social engineering"). A l'aide de ces méthodes, les auteurs veillent tout d'abord à gagner la confiance de leurs cibles, avant de chercher à obtenir un versement d'argent. Des entreprises de toute taille et actives dans divers secteurs d'activité sont visées.

    Des milliards engrangés

    Les attaques que les pirates et autres pillards lancent sur la toile mondiale ne font que s'accentuer au fil des ans. En regroupant toutes les informations qui circulent sur internet, les filous ciblent leurs victimes de manière chaque jour plus ciblée. On estime qu'actuellement, les cyberattaques rapportent plusieurs milliards de francs dans notre pays. Les moyens de se protéger existent, encore faut-il les connaître et les maîtriser. C'est ce qu'essaiera de démystifier Stéphane Koch, expert du réseau internet. Il évoquera toutes ces questions lors de cette séance qui sera l'occasion d'apprendre comment se protéger et quels sont les pièges à éviter. A l'issue de sa conférence, Stéphane Koch répondra individuellement aux questions que lui poseront les participants. COM

    Conférence, jeudi 20 novembre, dès 17h30 à la salle communale de Gland. La participation est gratuite, mais inscription obligatoire par courriel à l'adresse:

    president@club-login.ch


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    Le docteur Jean-François Payen, qui avait traité Michael Schumacher après son accident de ski à Grenoble et qui a rejoint l'ex-champion de F1 à son domicile à Gland en Suisse, estime que Schumi pourrait recouvrer ses moyens dans un intervalle 1 à 3 ans.

    Jean-François Payen, le médecin du Centre hospitalier universitaire de Grenoble qui avait traité Michael Schumacher durant six mois après son accident de ski en décembre 2013, a visité l'ex-champion de Formule 1 à son domicile à Gland, rapportent plusieurs médias, dont RTL. Selon le spécialiste, l'Allemand pourrait recouvrer ses facultés dans un intervalle 1 à de 3 ans.

    Michael Schumacher, qui avait été maintenu dans un coma artificiel de 6 mois après son accident de Méribel, a retrouvé son domicile à Gland pour une convalescence, après avoir fait un séjour au CHUV à Lausanne. C'est à Gland, où son épouse "a tout mis en oeuvre pour qu'il puisse avancer" que le médecin français l'a visité.

    Le spécialiste, resté très proche de l'Allemand, a constaté que Michael Schumacher va mieux. Mais tenu par le secret médical, il n'a pas donné plus de détails sur la santé de son patient. Il a simplement déclaré: "qu'il faut donner du temps à Schumi. La vie après un traumatisme crânien est jalonée d'étapes. Pour moi l'échelle du temps va de 1 à 3 ans pour qu'il recouvre ses facultés".

     


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    Les appartements protégés du quartier d'Eikenott permettent aux personnes entravées dans leur mobilité de conserver leur liberté. Tour du propriétaire.

    «C’est grand, lumineux et surtout il n’y a pas d’escaliers!» A l’aube de ses 80 printemps, Dorothée Berset est aux anges. Depuis le 1er juillet, elle est locataire de l’un des 16 appartements protégés du bâtiment B2.4 d’Eikenott. Une mauvaise chute, l’an dernier, l’a convaincue  de quitter son logement de la Vy-Creuse, dans lequel elle résidait depuis 40 ans, et d’emménager dans l’éco-quartier.

    Absence de seuils entre les pas de portes, douche à l’italienne, lavabo et cuisinière abaissés, ces appartements ont été spécialement conçus  pour les personnes à mobilité réduite. Autre avantage: l’immeuble se trouve à quelques pas d’un centre médico-social (CMS), d’une pharmacie et d’un centre commercial. La configuration est idéale pour l’octogénaire qui se déplace principalement au moyen d’un tintébin.

    Le concept du bâtiment est né d’une collaboration entre La Mobilière et la Ville de Gland. Pour gérer et animer les lieux, cette dernière a mandaté la Fondation Belle Saison - qui possède notamment trois EMS à Begnins, Gland et Mont-sur-Rolle.

    Retrouvez l'article complet dans nos éditions payantes de vendredi


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    La Ville lance un plan de mobilité douce destiné à ses employés et à ceux des structures semi-publiques. 400 personnes devront apprendre à se passer de voiture.

    Gland, ses axes routiers vite surchargés aux heures de pointe, sa croissance urbanistique continue, sa démographie galopante. Quelques petits indices qui font dire aux autorités qu’il est temps d’imaginer des alternatives au «Tout à la voiture». D’autant que la Ville se plait à rappeler qu’elle est détentrice du label Cité de l’Energie.

    Ainsi donc un plan de mobilité est-il en train de sortir des tiroirs. L’enjeu est simple: inciter les employés de l’administration à se déplacer autrement qu’en voiture sur leur lieu de travail. Ces quelque 80 personnes concernées vont ainsi devoir montrer l’exemple, dans l’espoir que les sociétés privées s’y mettent à leur tour. Mais le programme vaudra également pour toutes les administration semi-publiques, comme les écoles ou encore le Centre médico-social. En tout, il s’agit de toucher plus de 400 travailleurs et travailleuses. 

     

    L'article complet est à lire dans nos éditions payantes de vendredi.


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    Les appartements protégés d'Eikenøtt permettent aux personnes entravées dans leur mobilité de conserver leur liberté. Tour du propriétaire.

    aguenot@lacote.ch

    " C'est grand, lumineux et surtout il n'y a pas d'escaliers! " A l'aube de ses 80 printemps, Dorothée Berset est aux anges. Depuis le 1 er juillet, elle est locataire de l'un des 16 appartements protégés du bâtiment B2.4 d'Eikenøtt. Une mauvaise chute, l'an dernier, l'a convaincue de quitter son logement de la Vy-Creuse, dans lequel elle résidait depuis 40 ans, et d'emménager dans l'écoquartier.

    Absence de seuils entre les pas-de-porte, douche à l'italienne, lavabo et cuisinière abaissés, ces appartements ont été spécialement conçus pour les personnes à mobilité réduite. Autre avantage: l'immeuble se trouve à quelques pas d'un centre médicosocial (CMS), d'une pharmacie et d'un centre commercial. La configuration est idéale pour l'octogénaire qui se déplace principalement au moyen d'un tintébin.

    Le concept du bâtiment est né d'une collaboration entre la Mobilière et la Ville de Gland. Pour gérer et animer les lieux, cette dernière a mandaté la Fondation Belle Saison - qui possède notamment trois EMS à Begnins, Gland et Mont-sur-Rolle.

    Ainsi, tous les mercredis, la fondation envoie sur place son référent social, Alexandre Rime. " Je commence la journée par faire une visite individuelle de chaque locataire ", explique le jeune homme. Puis, il ouvre la salle communautaire située au rez-de-chaussée du bâtiment. Il y prépare le repas de midi. Et, l'après-midi, place aux activités ludiques. " Cela va des jeux de cartes aux ateliers peinture et pâtisserie, en fonction des souhaits des habitants ", indique-t-il. Son rôle ne s'arrête pas là: il fait également le lien entre les habitants et le CMS, qui est un partenaire de Belle Saison.

    Une alternative à l'EMS? Pas tout à fait. Comme l'explique Isabelle Monney, municipale en charge des Affaires sociales, " ces locataires ne remplissent pas les critères pour intégrer de telles institutions ". Avant tout, l'élue considère ces logements comme une alternative à l'isolement. " Dans un immeuble classique, ces personnes à mobilité réduite seraient isolées. Ici, elles peuvent tisser des liens entre elles, notamment grâce aux activités du mercredi. "

    Tout n'est pas loué

    Le concept est séduisant. Pourtant, à ce jour, seuls sept appartements sont occupés. Les loyers seraient-ils dissuasifs? La réponse est négative. Ils oscillent entre 1200 (2,5 pièces) et 1500 francs (3,5 pièces). Alors, pourquoi ces logements ne trouvent-ils pas preneurs? " Les conditions de sélection étaient peut-être trop restrictives ", admet Isabelle Monney. Au départ, seuls les habitants de Gland, résidant depuis trois ans au moins dans la commune, pouvaient postuler. Aujourd'hui, la ville a revu sa copie: " Désormais, l'ensemble des habitants du district peut s'inscrire auprès de la commune ", affirme la municipale.

    L'attribution de ces logements se décide au sein d'une commission. Cette dernière est composée d'un représentant de la Ville, d'un membre de la Mobilière et d'un représentant du CMS. Si les neuf appartements protégés restent vides, ils seront loués à des familles.

    A Gland, au chemin de la Chavannes, un second bâtiment abritant des logements protégés est en cours de construction. Il comprendra une vingtaine d'appartements. Le projet a été mis sur pied par la Ville et par la coopérative Cité Derrière. Belle Saison se chargera vraisemblablement de l'animation .


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    La Ville lance un programme pour repenser les modes de transports.

    Gland, ses axes routiers vite surchargés aux heures de pointe, sa croissance urbanistique continue, sa démographie galopante. Quelques petits indices qui font dire aux autorités qu'il est temps d'imaginer des alternatives au Tout à la voiture. D'autant que la Ville se plaît à rappeler qu'elle est détentrice du label Cité de l'énergie.

    Ainsi donc un plan de mobilité est-il en train de sortir des tiroirs. L'enjeu est simple: inciter les employés de l'administration à se déplacer autrement qu'en voiture vers leur lieu de travail. Ces quelque 80 personnes concernées vont ainsi devoir montrer l'exemple, dans l'espoir que les sociétés privées s'y mettent à leur tour. Mais le programme vaudra également pour toutes les administrations semi-publiques, comme les écoles ou, encore, le Centre médicosocial. En tout, il s'agit de toucher plus de 400 travailleurs et travailleuses.

    "Le processus va s'échelonner en quatre étapes, détaille le municipal Michael Rohrer. Le premier, actuel, est de procéder à un diagnostic, à savoir recenser le lieu de domicile et les habitudes de transport des employés." Dans un deuxième temps, il s'agira de mettre sur pied une démarche participative, pour que des solutions viennent des usagers eux-mêmes. Ensuite, il s'agira de travailler sur la méthode à choisir pour la mise en place de ces mesures. Enfin, la quatrième étape verra la mise en place effective, sans doute à l'automne 2015. "Mais les mesures décidées n'interviendront pas d'un coup, cela se fera progressivement."

    Dans le concret, justement, il devrait s'agir de faire passer payantes les places de parking gérées par la Ville. Il y en aurait presque autant que d'employés touchés par ces mesures, à savoir près de 400. "Mais cela ne concernera pas les zones bleues, justes les places sur le territoire privé communal." Il devrait également s'agir d'encourager le covoiturage. Tout comme la mise à disposition de nouvelles stations de vélos en libre service.

    Si la Ville a tout loisir, ou presque, de "forcer" ses 80 employés à changer leur habitude de transport, il faudra, par contre, convaincre les écoles, rattachées au canton, d'en faire autant. Et espérer que ce dernier favorise le financement de mesures compensatoires, comme la participation aux frais d'abonnement de transports publics. RH


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    La Fondation du Bois de Chênes a été constituée le 30 septembre dernier. Dès 2015, elle prendra le relais de l'Etat de Vaud, jusque là au bénéfice d'un droit de superficie de 50 ans, pour la gestion de cette réserve naturelle essentielle.

    Protégé par un arrêté de classement depuis 1966, le Bois de Chênes est un haut lieu de la biodiversité du canton de Vaud, qui présente un intérêt à l'échelle de l'Europe centrale, a-t-on appris ce lundi matin sur place lors d'une conférence de presse de la Fondation du même nom qui en assurera la gestion ces prochaines décennies.

    Après 50 ans de "location" du Bois de Chênes, propriété communale de Genolier pour 80% de sa surface, au canton, ce dernier a remis en question le droit de superficie, son coût et le mode de gestion du site, partiellement classé en réserve intégrale.

    Trois ans de gestation pour une fondation

    Trois ans de réflexion et de discussions entre les différents partenaires, propriétaires et voisins ont conduit à la constitution, le 30 septembre dernier d'une fondation, initiée par la commune de Genolier, rejointe par l'Etat de Vaud, le Conseil régional, l'Association du Bois de Chênes et l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. "Cette composition garantit la pérennité des actions conduites à ce jour et renforce leur cohérence", se félicite le canton de Vaud dans son communiqué de presse.

    Cette fondation a pour mission d'assurer à long terme la préservation de ce patrimoine naturel et bâti exceptionnel. Elle devra notamment collecter le financement nécessaire à une rénovation de la ferme du Bois-de-Chênes qui affiche quelque 7000 m3.

    5 millions pour rénover la ferme

    Cette rénovation permettra de créer des lieux d'accueil du public, un logement pour l'intendant du bois et des espaces didactiques, qui pourront être utilisés par différentes organisations dans un objectif pédagogique et de sensibilisation. "N'imaginez pas une déferlante de visiteurs non plus, rassure le municipal de Genolier, Georges Richard. Nous avons tenu compte du fait que le secteur n'est pas accessible en voiture et que les parkings au Bois de Chênes sont limités. Et le resteront."

    Pour réaliser ses objectifs, la fondation a besoin de plus de cinq millions de francs. Elle compte sur le partenariat et la générosité des collectivités publiques, des fondations, associations et de tous les donateurs privés qui pourront bénéficier d'une défiscalisation de leurs dons.


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    Genolier, Etat de Vaud, Conseil régional et scientifiques siègent au conseil de la Fondation du Bois de Chênes qui se chargera de la gestion du site et de la rénovation de la ferme.

    dsandoz@lacote.ch

    La flore et la faune du Bois de Chênes ne devraient y voir que du feu. Et pourtant, au passage de l'année 2015, la gestion de ce site préservé entre Genolier, Begnins, Vich et Coinsins connaîtra un important chamboulement dans sa gouvernance. Poursuivant discussions et réflexions avec ses voisins, les services de l'Etat, les scientifiques, les protecteurs de la nature ou toute personne intéressée au devenir de ces fameuses forêts, la commune de Genolier est parvenue à créer formellement la Fondation du Bois de Chênes à la fin du mois dernier.

    Cette instance sera donc prête pour le début 2015, date à laquelle elle reprendra la gestion des forêts, milieux naturels et bâtiments qui s'y dressent. Jusque-là, cette tâche incombe à l'Etat de Vaud au bénéfice d'un droit de superficie sur les parcelles appartenant à la commune de Genolier, soit plus de 80% du Bois de Chênes. C'est précisément la dénonciation de cette convention entre commune et canton qui a conduit à réfléchir à un nouveau mode de gouvernance pour ces 121,6 hectares - sur les 160 que compte le périmètre du Bois de Chênes.

    Moins de revenus et gros investissement à venir

    Suite à ce changement de cap cantonal, annoncé largement dans les délais impartis, soit en 2009 déjà, Genolier voyait ainsi lui revenir un Bois de Chênes passablement modifié puisque 36 hectares avaient été classés, au fil des cinq dernières décennies, en zone de réserve intégrale prisée par les scientifiques.

    Le transfert de la gestion à la fondation n'entravera en rien le travail des chercheurs, très soucieux de pouvoir continuer à observer cet écosystème non exploité depuis un demi-siècle. "Rares sont les forêts où l'homme n'est absolument pas intervenu depuis 50 ans , remarque Rita Bütler, représentant le WSL, l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage. Le Bois de Chênes est un vaste labo à ciel ouvert qui a son importance à l'échelle de l'Europe centrale. La collecte d'informations en continu est cruciale, surtout en cette période de changement climatique."

    Hormis des complexités législatives supplémentaires liées aux secteurs de réserve intégrale, la commune s'apprêtait à perdre une source de revenus non négligeable - la redevance avait fini par atteindre plus de 70 000 francs par an - tout en devant faire face à des investissements importants à consentir pour sauver la ferme, dans un état de décrépitude avancé. "Hormis l'entretien du toit, essentiel pour préserver la structure, et une étrange dalle sous les combles, le canton n'a rien fait sur ce bâtiment" , constate Nicolas Delachaux, architecte mandaté pour étudier la ferme.

    La fondation réunissant différents partenaires s'est donc profilée comme la solution idéale pour la collectivité locale qui entend ainsi davantage être informée et coordonner le cas échéant des mesures de préservation prises dans ces forêts. Genolier dispose d'ailleurs de deux sièges au conseil de fondation qui compte six membres actuellement.

    Quatre millions de dons à collecter pour le chantier

    Sa première mission consistera à réunir les quelque cinq millions de francs nécessaires à la rénovation des 7000 m 3 que représente la ferme. Le capital initial de 50 000 francs avancé par Genolier complété par les subventions attendues, une nouvelle mise de la commune propriétaire et du Conseil régional devraient se chiffrer à 1,3 million. Il s'agira donc encore de convaincre de grands et de petits donateurs de verser quelque 4 millions de francs. "Ensuite, il faudra prévoir un budget de fonctionnement annuel que nous souhaitons le plus réduit possible, précise le Municipal Georges Richard. Pas question pour autant de créer un centre d'attraction autour de la nature. Ce secteur ne sera pas plus accessible en voiture et les parkings au Bois de Chênes sont limités. Et ils le resteront."

    En parallèle, canton, fondation et autres propriétaires forestiers du Bois de Chênes élaborent actuellement un plan d'affectation cantonal destiné à remplacer l'arrêté de classement du Conseil d'Etat concernant la protection du Bois de Chênes datant de 1966. "Nous établirons ensuite le plan de gestion, indique Georges Richard qui préside le conseil de fondation. Cet organe décisionnel reste ouvert aux représentants des communes voisines de Vich et de Coinsins qui, à ce jour, préfèrent gérer seules leurs forêts. Mais nous ne désespérons pas de les convaincre de nous rejoindre."


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    A Gland, un référendum est lancé contre la décision du Conseil communal d'investir 17,9 millions de francs dans une piscine couverte à Montoly. Un peu plus de 1200 signatures à collecter d'ici au 27 novembre pour le valider et amener les Glandois aux urnes.

    Les Glandois risquent de devoir patienter quelques temps de plus avant de plonger dans "leur" piscine couverte à Montoly. Le Conseil communal avait accordé les 17,9 millions de francs nécessaires, ainsi que la hausse du taux d'impôt affectée à ce projet demandé et étudié depuis longtemps. Mais un comité référendaire vient de lancer la collecte de signatures pour annuler cette décision des élus.

    Les contestataires, emmenés par un conseiller communal opposé de longue date à ce projet et à sa place dans les priorités municipales, ont jusqu'au 27 novembre pour collecter 1202 paraphes, soit 15% du corps électoral qui, pour cet objet communal, inclut aussi les étrangers établis.

    Une Municiplité entre surprise et impatience

    Au sein de la Municipalité, qui a accordé ce jour l'autorisation de récolte des signatures, les élus s'avouent divisés sur ce référendum. Le syndic Gérald Cretegny souligne l'importance de l'acte démocratique qu'est le référendum, même s'il ne cache pas sa surprise de le voir se manifester sur cet objet "validé à plusieurs reprises par le Conseil communal qui a pu activement collaborer à sa conception".

    Son collègue Thierry Genoud, porteur de ce projet depuis plusieurs années, dissimule plus difficilement son impatience de pouvoir lancer le chantier après le vote clair et positif du Conseil communal le 9 octobre.

    Deux référendums?

    Le référendum contre la piscine initié ce jour n'épargne en rien le risque d'un second référendum annoncé par des élus libéraux-radicaux contre la hausse d'impôt également validée par le Conseil le même soir. "Pour ce qui concerne l'arrêté d'imposition, le délai référendaire démarre au moment où le Conseil d'Etat publiera les arrêtés fiscaux de toutes les communes dans la Feuille des avis officiels, ce qui est attendu pour début décembre", précise le syndic.

    Il est donc possible que deux référendums soient lancés suite à deux décisions du Conseil communal en sa prolifique soirée du 9 octobre dernier.


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    Un référendum intitulé "Halte au surendettement. Non à ce projet de piscine" cherche à réunir 1202 paraphes.

    dsandoz@lacote.ch

    Les Glandois risquent de devoir patienter quelques temps de plus avant de plonger dans "leur" piscine couverte à Montoly. Il y a trois semaines, le Conseil communal avait pourtant bien accordé les 17,9 millions de francs nécessaires, ainsi que la hausse du taux d'impôt affectée à ce projet demandé et étudié depuis longtemps. Mais un comité référendaire vient de lancer la collecte de signatures pour annuler cette décision des élus.

    Les contestataires, emmenés par Laurent Dorand, un conseiller communal opposé de longue date aux bassins couverts et leur priorisation parmi les projets municipaux, ont jusqu'au 27 novembre pour collecter 1202 paraphes, soit 15% du corps électoral qui, pour cet objet communal, inclut aussi les étrangers établis.

    Au sein de la Municipalité, qui a accordé l'autorisation de récolte des signatures, les élus s'avouent divisés sur ce mouvement émanant de trois conseillers communaux issus du GDG et deux simples citoyens. Le syndic Gérald Cretegny souligne l'importance de l'acte démocratique qu'est le référendum, même s'il ne cache pas sa surprise de le voir se manifester sur cet objet "validé à plusieurs reprises par le Conseil communal qui a pu activement collaborer à sa conception" .

    Son collègue Thierry Genoud, porteur du projet, dissimule plus difficilement son impatience de pouvoir lancer le chantier après le vote clair et positif du Conseil communal le 9 octobre. "Entre le postulat initial qui sollicitait une piscine, le concours d'architecture, l'avant-projet, le crédit d'étude puis le crédit de construction, cet objet a été discuté bien plus en profondeur que d'autres, rappelle le municipal. Et chaque vote du Conseil communal a été net. Les discussions ont davantage porté sur la localisation, l'aménagement et les coûts de cette infrastructure mais jamais le principe n'a été remis en question."

    Vers deux référendums?

    Le référendum contre la piscine lancé hier n'épargne en rien le risque d'un second référendum annoncé par des élus libéraux-radicaux contre la hausse d'impôt également validée par le Conseil il y a trois semaines. "En ce qui concerne l'arrêté d'imposition, le délai référendaire démarre au moment où le Conseil d'Etat publiera les arrêtés fiscaux de toutes les communes dans la Feuille des avis officiels, ce qui est attendu pour début décembre" , précise le syndic. Il est donc possible que deux référendums soient lancés contre les deux décisions du Conseil communal en sa prolifique soirée du 9 octobre.

    Pas de quoi démoraliser le collège exécutif qui se dit prêt, le cas échéant, à faire campagne pour défendre son projet de piscine. "Après une législature consacrée aux études, la période actuelle voit les projets se concrétiser et coûter, note Gérald Cretegny. Mais chacun était prévenu de cette évolution et la Municipalité avait profité de la période de répit dans les investissements pour réduire l'endettement de la commune."

    Le comité référendaire n'a pas pu être atteint hier pour développer les arguments qu'ils servent auprès des citoyens de Gland pour les convaincre de signer.


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  • 10/29/14--16:01: Des habitués de Grand-Champ
  • Régulièrement invités des Concerts de Gland, les excellents musiciens genevois de l'Ensemble D-Cadences proposent, dimanche au Théâtre de Grand-Champ, un programme riche en couleurs et en découvertes. Le public voyagera au gré de pièces typiques italiennes, grecques, anglaises, russes, soit du classique avec quelques surprises à découvrir. "Avec le concours d'un pianiste exceptionnel, François-Xavier Poizat, et d'une brillante harpiste, Marie Wurtz-Lachat, les onze membres et solistes de l'Orchestre de la Suisse romande régaleront le public avec des oeuvres variées, originales, voire insolites, de cinq compositeurs différents!" s'enthousiasme Jean-Marc Grob, programmateur, qui se fera un plaisir de commenter la version abrégée du truculent "Till Eulenspiegel", poème symphonique de Richard Strauss qui retrace quelques-unes des pitreries de ce saltimbanque malicieux.

    Généreux et enjoué le "Quatuor n°4" de Rossini mettra brillamment en valeur les vents (flûte, clarinette, cor, basson). Le seul "Sextuor" de Mikis Theodorakis (célèbre pour ses musiques de films) fera dialoguer la flûte et le piano avec le quatuor à cordes, tandis qu'une impressionniste pièce de Ravel illustrera toutes les ressources de la harpe. La "Fantaisie sur Anna Bolena", écrite par Glinka, est une paraphrase brillante sur les principaux thèmes de l'opéra de Donizetti. JFV


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    Informaticien de profession, le Glandois Davide Giglioli publie un premier récit aussi curieux que savoureux. Rencontre.

    "La fille qui posait des lapins"

    Davide Giglioli.

    Éditions Torticolis et Frères

    www.torticolis-et-freres.ch

    info@lacote.ch

    Il nous a donné rendez-vous au Bulls Pub, en face de la gare de Gland. Après avoir emmené sa fille de trois ans et demi à l'école, Davide Giglioli nous accorde quelques instants autour d'un café avant de rejoindre Genève où il bosse comme informaticien. "Ça, c'est mon premier boulot , explique-t-il avant de rectifier, en fait non... mon vrai boulot, c'est d'être papa." Installé avec sa famille à Gland depuis 2010, cet Italien originaire de la région de Milan a beaucoup voyagé professionnellement avant de trouver en 2012 un poste fixe au Bureau international du Travail. C'est d'ailleurs dans la bibliothèque spacieuse de cette ruche abritant plus de 2700 fonctionnaires, durant ses pauses de midi, qu'il a écrit "La fille qui posait des lapins". L'histoire cocasse d'un narrateur nommé Georges - 1 mètre 85 pour 90 kilos - père de deux enfants, dont l'activité principale consiste à annoncer aux petits amis de sa fille Marinette (qui n'ose pas le faire elle-même) que cette dernière n'est plus amoureuse d'eux.

    "L'idée du livre m'est venue en écoutant Georges Brassens , raconte cet homme affable vêtu d'un costume cravate et arborant une belle barbe rousse. Le prénom "Marinette" provient d'une de ses chansons dans laquelle un garçon se rend à des rendez-vous avec une fille qui ne vient pas. A force de déceptions, il veut lui exploser la cervelle mais voilà qu'elle est morte d'"un rhume mal placé". Et quand il se rend à ses funérailles, elle est déjà ressuscitée!" Davide Giglioli ne pousse pas la trame narrative de son ouvrage jusqu'à ce terme tragicomique, mais sa structure, de type répétitive, s'en inspire. "Grâce aux successives rencontres avec les ex de sa fille , poursuit-il, le père va peu à peu redécouvrir des aspects de la vie, comme la passion de sa femme, les mathématiques ou le sport."

    Genèse insolite

    Publié dans la jeune maison d'édition Torticolis et Frères, basées à la Chaux-de-Fonds, ce récit de la taille d'une nouvelle est né à l'occasion d'un cours de préparation à un examen de français dispensé par l'ONU. "En guise d'exercice, on nous demandait de rédiger des lettres fictives à notre boss, à notre femme , raconte-t-il. J'en ai eu marre et j'ai proposé à ma prof de composer une petite histoire. Ça m'a pris trois mois, puis j'ai intégré à la narration des passages plus réflexifs que j'avais écrits dans le passé."

    Par exemple, le narrateur rencontre Vincent, un des nombreux ex de sa fille qui lui cite soudain une phrase de Goethe qui ne le laissera pas tranquille; il y aussi Grégoire, le matheux, dont l'étrange révélation sur le décompte des années bissextiles va occasionner un développement sur les liens entre une fonction mathématique et la courbe de l'existence. Ou encore la rencontre de Charles, le comédien, qui donne lieu à une jouissive déambulation à travers les cafés et les ruelles de Lyon. Autant d'improbables péripéties qui confèrent à ce livre son ton de légèreté allègre, son humour décalé. "Je trouve qu'il est plus facile de faire pleurer que rire , dé taille ce lecteur de Camus et Calvino. Je n'aime pas la tragédie - il y en a déjà assez, non? - donc, quand je peux, j'essaie de trouver le truc pour faire rire." Par ailleurs, le coup de force de Davide Giglioli est d'avoir écrit son premier livre en français avant de se traduire lui-même à la demande des éditeurs. Ce qui contribue grandement à la curiosité de cet objet littéraire que l'on peut lire dans les deux sens, tête-bêche, soit en italien, soit en français.

    Honneur à la région

    Le café terminé, Davide Giglioli nous propose de poursuivre la discussion en route. Né le 6 septembre 1973, "à 12h40, juste pour le repas" , plaisante-t-il tandis que la voiture rejoint la route cantonale, il a toujours aimé écrire, peut-être même avant de découvrir les mathématiques. "J'écris avec le coeur et la tête , confie-t-il. Lorsque certaines choses naissent de la tête, j'essaie de leur donner une épaisseur émotionnelle. Quand d'autres viennent du coeur, je les affine par la pensée." Chemin faisant, nous abordons Nyon, l'occasion d'évoquer ces lieux (Coppet, Céligny) et ces paysages (le lac, les Alpes) auxquels son livre rend aussi hommage. "J'adore cet endroit. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai écrit mon livre en français. Par rapport à l'Italie, il y a deux avantages. C'est moins densément peuplé et c'est plus soigné. Regardez-moi ces jardins colorés!" , s'exclame-t-il tandis que la voiture longe le parc du Bourg-de-Rive et sa mosaïque florale.


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    La mise à l'enquête du fast-food a été lancée ce samedi matin. Des riverains se préparent à faire opposition.

    C’est officiel : la mise à l’enquête du premier McDonald’s en terres glandoises a été lancée ce samedi matin. Le géant du burger veut implanter son fast-food sur un terrain sis à l’intersection de la route Suisse et de la rue de Mauverney. Au rez-de-chaussée d’un bâtiment qui sera construit prochainement.

    Cette mise à l’enquête ne devrait pas manquer de susciter des remous au sein de la population. Du moins, du côté des riverains du futur restaurant. Au mois de mars, lorsque ces derniers avaient été informés du projet de la firme américaine, ils avaient aussitôt créé une page Facebook (« Non au McDo à Gland ») et lancé une pétition sur le web. Fin avril, ils avaient également organisé une collecte de signatures devant l’un des principaux supermarchés de la commune.

    « A ce jour, nous avons récolté 300 signatures », informe Fernando Rodrigues, modérateur de la page Facebook et chef de file des pétitionnaires. Ce trentenaire est propriétaire d’un appartement à la rue de Mauverney. Le futur McDonald’s ne se trouvera qu’à une petite trentaine de mètres de son logement. «Je ne veux pas d’un McDrive (ndlr : drive-in), en service tous les jours de 8h du matin à minuit, sous mes fenêtres », poursuit-il, «cela générera des nuisances sonores, sans parler des odeurs, et probablement des déchets dans le quartier.» Et le jeune propriétaire d’ajouter que son logement perdra du même coup de sa valeur.

    Opposition collective

    Fernando Rodrigues n’est pas seul dans son combat. Selon ses dires, plusieurs propriétaires des immeubles avoisinants lui ont emboîté le pas. «Nous avons déjà sollicité un bureau d’avocats spécialisé dans les questions urbanistiques. Nous allons déposer une opposition collective», indique-t-il. Les opposants auront jusqu’au 30 novembre pour se faire connaître. Avant l’été, les riverains mécontents avaient rencontré McDonal’s pour faire le point. Ils avaient également fait part de leurs inquiétudes à la Municipalité. Cette dernière prendra position à la fin de la mise à l’enquête.  

    Ce n’est pas la première tentative que fait McDonald’s pour s’implanter à Gland. En mars 2002, l’entreprise avait mis à l’enquête la construction d’un restaurant à la jonction autoroutière. La Municipalité lui avait refusé le permis de construire. Raisons invoquées: la proximité des écoles et le surplus de trafic que le fast-food aurait pu engendrer. 

    Plus de détails sur cette mise à l’enquête dans notre édition de lundi.


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    La mise à l'enquête du fast-food a été lancée samedi.

    aguenot@lacote.ch

    On la savait imminente. Samedi, la mise à l'enquête du McDonald's a été lancée officiellement. Pour rappel, le géant du burger veut implanter son fast-food - le premier en terres glandoises - sur un terrain sis à l'intersection de la route Suisse et de la rue Mauverney. Précisément au rez-de-chaussée d'un bâtiment commercial dont la construction démarrera prochainement. Le futur restaurant comprendra 160 places assises. Il sera également muni d'un drive-in. L'établissement pourrait générer jusqu'à 50 places de travail.

    Les riverains n'ont pas attendu l'ouverture de la mise à l'enquête pour se manifester. Au mois de mars, lorsque ces derniers avaient été informés du projet de la firme américaine, ils avaient aussitôt créé une page Facebook ("Non au McDo à Gland") et lancé une pétition sur le web. Fin avril, une collecte de signatures avait également été organisée devant l'un des principaux supermarchés de la commune. " A ce jour, nous avons récolté 300 signatures ", informe Fernando Rodrigues, chef de file des pétitionnaires et modérateur de la page Facebook.

    Ce jeune trentenaire est propriétaire d'un appartement à la rue Mauverney. Son problème: le futur McDonald's ne se trouvera qu'à une petite trentaine de mètres de son logement. " Je ne veux pas d'un McDrive, en service tous les jours de 8h du matin à minuit, sous mes fenêtres ", explique-t-il, " cela engendrera des nuisances sonores et probablement des déchets dans le quartier. Sans parler des odeurs. " Et ce professionnel de l'immobilier d'ajouter que son appartement perdra, du même coup, de sa valeur.

    Opposition collective

    Peu avant l'été, les riverains ont fait part de leurs inquiétudes à la Municipalité. Cette dernière prendra position à la fin de la mise à l'enquête, soit le 30 novembre. Les mécontents ont aussi participé à une séance d'information organisée par "McDo". Mais cela n'a rien changé à leur position. Plusieurs propriétaires des immeubles avoisinants s'apprêtent donc à faire front. " Nous allons déposer une opposition collective ", affirme Fernando Rodrigues, " nous avons déjà sollicité un bureau d'avocats spécialisé dans les questions urbanistiques. Et nous avons prévu un budget pour les frais de justice. "

    Ce n'est pas la première tentative de McDonald's à Gland. En mars 2002, l'entreprise avait mis à l'enquête la construction d'un restaurant à la jonction autoroutière. Au mois d'août de la même année, après avoir reçu une centaine d'oppositions, la Municipalité lui avait refusé le permis de construire. Raisons invoquées: la proximité des écoles et le surplus de trafic qu'un tel fast-food pouvait engendrer.


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  • 11/05/14--15:01: A l'écoute de la jeunesse
  • Depuis le 1 er septembre, Anna Cimino est la nouvelle travailleuse sociale de proximité de la commune. Portrait.

    aguenot@lacote.ch

    Depuis un mois et demi, Anna Cimino arpente les rues de Gland. Sa mission: rencontrer les jeunes de la commune, âgés de 12 à 25 ans, et répondre à leurs questions. Formation, loisirs, drogues, sexualité, tous les sujets peuvent être abordés. Voici comment elle résume son job de travailleuse sociale de proximité: " Mon rôle est de créer des liens, soutenir, conseiller et valoriser. " A 28 ans, cette Genevoise d'origine italienne est la quatrième personne à occuper ce poste ouvert en 2010 (lire encadré) . Mais la première à remplir la tâche à temps plein. Anna Cimino est employée par Espace Prévention La Côte, avec qui la Ville de Gland a passé un contrat de prestations.

    Des couloirs des prisons aux rues de Gland

    C'est une curiosité insatiable pour l'âme humaine qui a poussé cette jeune femme de caractère à travailler dans le domaine. " Réfléchir sur l'autre et sur moi-même. Dès l'âge de 13 ans, cela m'a passionné ", confie-t-elle. Ce qui a déclenché sa passion? Elle ne le sait pas vraiment. " Je crois juste que j'ai toujours été très curieuse ", répond-elle simplement.

    Logiquement, à 18 ans, Anna Cimino s'inscrit à la Faculté de psychologie de l'Université de Genève. " Là, ma passion s'est encore renforcée ", lâche-t-elle. Puis, son Bachelor en poche, elle se réoriente sans hésiter en criminologie. Non pas pour devenir une "experte" en recherche d'indices, à l'image des personnages de la célèbre série télé, mais pour cerner les contours les plus troubles de la psyché. " Qu'est-ce qui se cache derrière la personnalité déviante? Quelles circonstances déclenchent le passage à l'acte? Comment mettre sur pied des outils permettant à ces personnes de se resocialiser? Toutes ces questions m'intéressaient énormément à cette époque ", explique-t-elle.

    En 2011, après l'obtention de son Master, la jeune criminologue confronte son savoir à la pratique. Elle enchaîne les stages en milieu carcéral et dans des centres pour toxicomanes. Et apprend à écouter sans juger. Une formule qu'elle ne se lasse pas de répéter. " Quelle que soit la population avec laquelle on travaille, il faut nouer contact avec respect, sans préjugés. J'adopte cette attitude avec les jeunes de Gland. "

    Si Anna Cimino a quitté le milieu carcéral pour rejoindre les rues de Gland, c'est parce qu'elle veut " travailler en amont ", dit-elle. En d'autres termes, faire de la prévention.

    "Nous parlons de tout"

    Un mois et demi après son entrée en fonction, Anna Cimino n'est pas en mesure de dresser un portrait de la jeunesse glandoise. " Je suis encore dans une phase d'observation et de création de liens ", explique-t-elle.

    Les "tournées" de la travailleuse sociale ont lieu en fin de journée ou en début de soirée. Elle ne sait jamais combien de temps elles vont durer. Lorsqu'elle rencontre des ados, elle peut passer un quart d'heure avec eux comme une heure entière. " Je me présente. J'engage la conversation. Et nous parlons de tout ", indique-t-elle. Et, si un jeune le souhaite, la discussion peut se poursuivre dans les bureaux nyonnais d'Espace Prévention, sous forme d'entretiens individuels. Elle peut également y rencontrer des parents.

    Dans le cadre son activité de "TSP", Anna Cimino fait également partie du Conseil d'établissement de Gland et du Réseau Jeunesse. Elle coachera également les journalistes en herbe qui publient, quatre fois par an, la "Page des jeunes" dans le journal "Gland Cité".


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    Agent de sécurité la semaine, Thomas Casari se mue en barbier le week-end venu, proposant ses services aux quatre coins de la Romandie.

    Combien films mettant en scène des personnages se rasant au sabre (ou rasoir droit) le cinéma n'a-t-il pas produits? Ces séquences d'anthologie ont influencé Thomas Casari dans son choix de vie. Depuis trois ans, le Glandois fait partager son amour du rasage à l'ancienne en officiant comme barbier à mi-temps dans différents lieux de Suisse romande.

    A force de passer devant une boutique vendant des sabres de rasage, cet agent de sécurité de profession, décide un jour de s'acheter la panoplie du parfait barbier. Après avoir acquis les rudiments de ce type de rasage particulier en total autodidacte, Thomas Casari décide de faire partager sa passion. De l'adolescent curieux au sexagénaire nostalgique, nombreux sont ceux qui se sont eux-mêmes convertis à cette méthode traditionnelle depuis leur passage entre les mains du Glandois.

    Comparé à celui des rasoirs classiques, l'usage des sabres ne comporterait que des avantages, selon le trentenaire: "L’impression du poil qui crisse doucement sous le passage de la lame est un pur bonheur. Sans parler que la peau est plus douce. En fait, je transforme une corvée en plaisir." Si l'objet traîne une réputation sulfureuse - on l'appelle aussi coupe-choux - Thomas Casari minimise toutefois les risques de blessures.

    Plus qu'une passion, le rasage traditionnel est devenu un véritable mode de vie pour lui. En plus de proposer ses services, il passe des heures à restaurer de vieilles lames rouillées, datant pour certaines du XIXe siècle. Grâce à son travail d'orfèvre, il parvient à transformer de vulgaires objets sans intérêt en magnifiques pièces de collection.

    Le portrait complet de Thomas Casari dans nos éditions payantes de vendredi.


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  • 11/06/14--15:01: Une corvée devenue plaisir
  • Passionné de rasage à l'ancienne, Thomas Casari restaure les coupe-choux et officie de temps à autres comme barbier.

     

    Alors qu'il approche sa lame tranchante du visage de Jack Beauregard, le barbier sent soudain un revolver pointé sur lui. Il fait alors glisser doucement son rasoir sur la peau dans un crissement assourdissant. Cette séquence d'anthologie du western "Mon nom est personne" fait partie de ces scènes de cinéma qui ont poussé Thomas Casari à vouer aujourd'hui un véritable culte au rasage à l'ancienne. "Je passais tous les jours devant cette vitrine remplie d'anciennes lames de rasoir. Il y a trois ans, j'ai finalement poussé la porte de la boutique et je me suis acheté tout le matériel" , se souvient le Glandois avec une étincelle dans les yeux. Le matériel, justement, se résume à peu de choses: un sabre (ou rasoir droit), un blaireau, du savon de rasage, si possible de fabrication artisanale, et une bande de cuir pour effiler la lame. Une fois les outils acquis, il fallait encore savoir les maîtriser. Un apprentissage en autodidacte qui lui aura pris trois mois. Le rasage façon "cowboy" ne s'improvise pas. "Trois passages sont nécessaires avec un sabre: dans le sens du poil, à rebrousse-poil et en travers" , détaille Thomas Casari tout en mimant les gestes. Si le principe ne paraît pas sorcier, l'idée de passer un fil tranchant sur sa peau a de quoi provoquer quelques sueurs froides. Ces lames de rasoir ne sont-elles pas communément affublées du sobriquet de coupe-choux? Notre chantre du rasage dit "traditionnel" se veut rassurant: "Ce n'est pas tant au début que l'on risque de se couper. C'est plutôt l'excès de confiance et le manque d'attention qui provoquent les blessures. Mais elles restent superficielles."

     

    Barbier dilettante

     

    A l'opposé des scènes souvent sanglantes et barbares véhiculées par le cinéma, c'est avec poésie que Thomas Casari évoque la sensation particulière que l'on éprouve à manier ce type de rasoir. "Une lame bien aiguisée se mettra à chanter! L'impression du poil qui crisse doucement sous le passage du sabre est un pur bonheur. Sans parler que la peau est plus douce. En fait, je transforme une corvée en plaisir." S'il concède que ce mode de rasage peut prendre effectivement un peu plus de temps, le double de la méthode classique, il n'y voit pourtant que des avantages. Après s'être adonné à quelques démonstrations, pour en faire la promotion auprès de ses proches amis, il s'est converti en barbier d'occasion aux quatre coins de la Romandie. Il officie ainsi régulièrement dans des salons de coiffure à Sion et Yverdon le week-end venu. "J'aime faire quelque chose de mes mains et donner du plaisir aux gens en même temps" , raconte celui qui a débuté sa vie professionnelle par un apprentissage de pâtissier. Et les gens le lui rendent bien. De l'adolescent curieux au sexagénaire nostalgique, tous repartent enchantés d'avoir pris soin d'eux le temps d'un instant.

     

    Redonner vie aux lames

     

    Mais pas question de quitter son métier d'agent de sécurité pour autant. A 20 francs la prestation, il paie tout juste ses frais de déplacement. Pour le trentenaire, le rasage à l'ancienne est avant tout un mode de vie, qui prend de plus en plus de place d'ailleurs, comme en témoigne le petit établi installé dans un coin de son salon. "Ce qui me passionne le plus, c'est de ramener les lames à la vie" , confesse-t-il. Parcourant les sites internet spécialisés, il achète de vieux sabres rouillés datant pour certains du XIX e siècle, puis les restaure avec la patience et la minutie d'un orfèvre. Photos à l'appui, il montre comment un objet, qui serait passé totalement inaperçu pour le non-connaisseur, s'est mué après plusieurs heures de restauration en une véritable pièce de musée, la signature du fabricant gravée dans la lame en prime. C'est sûr, Thomas Casari n'a vraiment rien d'un "Sweeney Todd", le diabolique barbier du film éponyme, qui prenait un malin plaisir à égorger ses victimes. Samedi 8 novembre, dès 18h30, Thomas Casari officiera à l'espace Les Temps d'Art, Rue Maunoir 14, à Genève. Une partie des gains sera reversée à la fondation Movember, qui lutte contre le cancer de la prostate.


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    L'équipe des voltigeuses et voltigeurs du Lys de Gland, entraînée par Anita Raverdino (gérante de l'écurie Denogent), va faire tourner les têtes des visiteurs de Palexpo, dès ce soir. Ils présenteront des démonstrations tout au long de la semaine. L'occasion rêvée de mettre en lumière une discipline peu connue, pourtant bien représentée par la Suisse à l'international, avec par exemple une médaille d'argent par équipe et le bronze en individuel féminin aux Jeux équestres mondiaux 2014 en Normandie.

    La voltige, mêlant gymnastique artistique et équitation, est un sport "multifacettes" puisqu'il exige une bonne condition physique, une certaine dose de créativité et développe la confiance en soi.

    Au quotidien, l'équipe du Lys dispose de deux chevaux de voltige ainsi que d'une ponette de race Fjord adulée par les plus jeunes. Plusieurs entraînements par semaine sont nécessaires pour progresser et préparer les compétitions ou démonstrations. Dans le cadre de la foire Les Automnales, petits et grands se mélangeront afin de donner un aperçu des différents niveaux et s'apporter une aide mutuelle. Il sera par ailleurs possible pour les enfants du public de profiter d'une initiation. Au total, ils seront seize à évoluer sur la piste durant six jours, dont Leila Frutiger (en catégorie élite), Yasmine Mokhtar, Joyce Ray et Thibaud Campi qui avaient participé au concours international de voltige à Fossalta di Portogruaro (ITA) en 2013. MPO

    Infos : Halle 1 Palexpo; place Chevaux & Poneys - Ce soir, samedi, dimanche, mardi, mercredi et vendredi Horaire complet sur www.ecuriedenogent.ch


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