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La Côte - News

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    Vincent Dubois a dirigé avec un petit pincement au coeur son dernier concert samedi soir en tant que directeur de la fanfare de Gland.

    "Cela fait plus de sept ans que je suis à la tête de la direction musicale de la fanfare. Cela représente beaucoup de souvenirs», raconte le jeune chef, qui souligne avoir vécu une belle aventure et tissé de nombreux liens d'amitié.

    Au moment du départ, il relève avoir l’impression de ne pas tout à fait avoir atteint ses objectifs vu qu’il quitte en cours de saison. Enseignant et directeur de trois autres fanfares, il souhaite reprendre des études de musique pour encore se perfectionner et s’inscrire au conservatoire de Fribourg dans un master de direction.

    Plus d'infos dans notre édition de lundi.


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    Vincent Dubois a dirigé avec un petit pincement au coeur son dernier concert, samedi, soir en tant que directeur de la fanfare de Gland. "Cela fait plus de sept ans que je suis à la direction musicale de la fanfare. Cela représente beaucoup de souvenirs" , raconte le jeune chef.

    Au bénéfice d'études de musique de piano et tuba aux conservatoires de Lausanne et de Fribourg, il se lance dans la direction d'ensembles d'instruments à vent. Après avoir oeuvré comme officier dans la musique militaire, il poursuit des études de direction professionnelle au Conservatoire de Lausanne. "En parallèle, il est nécessaire d'être à la tête d'une fanfare pour pratiquer. J'ai remporté le poste de concours ici à Gland. J'avais 23 ans. J'ai eu de la chance que l'on me fasse confiance" , explique Vincent Dubois.

    Et une belle aventure commence. Tout d'abord, il amène la canne de tambour-major pour les parades. "Très souvent utilisée dans les grands ensembles, elle donne un côté prestigieux. Son usage est encore peu répandu en Suisse. Elle nécessite une formation spécifique que j'ai apprise à l'armée" , confie-t-il. Le jeune chef privilégie différents genres de musique, allant des arrangements classiques au brass-band en passant par du folklorique ou du pop. "Mon objectif est que les musiciens soient à l'aise dans tous les répertoires" , s'enthousiasme-t-il. La fanfare grandit. A son arrivée, elle était composée de 26 membres et, aujourd'hui, ils sont 42. "Elle a été ma première fanfare, j'y compte beaucoup d'amis. Aussi, mardi dernier, lorsque j'ai rendu la clé du local, cela a été dur, une grande page s'est tournée" , ajoute Vincent Dubois. Il poursuit qu'il a l'impression qu'il n'a pas tout à fait atteint ses objectifs vu qu'il quitte en cours de saison. "Le comité et moi-même voyons les choses différemment. Musicalement, j'ai toujours reçu des louanges. Ni mon travail ni ma personne n'ont été remis en cause" , précise-t-il.

    Enseignant et directeur de trois autres fanfares, il souhaite reprendre des études de musique pour encore se perfectionner et s'inscrire au Conservatoire de Fribourg dans un master de direction. MLB


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    Où que vous vous trouviez en ce moment, vous êtes forcément entouré d'un paysage, d'une ambiance particulière ou d'un moment insolite. N'hésitez pas de partager votre instant présent de bonheur en nous envoyant une photo.

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    L'ancien champion de Formule 1 Michael Schumacher s'est blessé dimanche en chutant à ski à Méribel (Savoie). Il souffrirait d'un traumatisme crânien.

    L'ancien septuple champion du monde de F1 Michael Schumacher s'est blessé lors d'un accident de ski dimanche à Méribel (Fr), selon une information de la radio "Europe 1" reprise par plusieurs médias. L'Allemand, qui réside à Gland (VD), souffrirait d'un traumatisme crânien, a été héliporté vers l'hôpital de Grenoble.

    Le directeur général de la station Christophe Gernignon-Lecomte a confirmé l'accident dans des propos confiés à la radio "RMC" et retranscrits par le site internet de "L'Equipe": "Pour l'instant, je ne connais pas vraiment la gravité de la blessure. Les gendarmes sont en train de mener leur enquête sur les origines de la chute. Il a chuté à 11h07, en hors-piste, à Méribel. Il était casqué et a tapé contre un rocher."

    M. Gernignon-Lecomte précise également que les secours sont intervenus rapidement, à 11h15. "(Michael Schumacher) était choqué, un peu agité mais conscient. C'est peut-être un traumatisme crânien mais ce n'est pas très grave."


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    Un communiqué établit conjointement entre l'hôpital de Grenoble et l'attachée de presse de Michael Schumacher indique que l'état de l'ancien pilote allemand est "stable" mais reste critique.

    L'état de santé de l'ancien champion de Formule Un Michael Schumacher, hospitalisé depuis le 29 décembre à Grenoble après une chute de ski, est stable mais reste critique, a annoncé lundi le Centre hospitalier (CHU) de la ville. L'établissement a demandé "avec insistance" le respect du secret médical.

    L'état clinique de Michael Schumacher "est surveillé en permanence par les traitements médicaux qui lui sont administrés", précise la direction de la communication. "Cependant, l'équipe médicale en charge souligne qu'elle continue de juger la situation de Michael critique", ajoute-t-elle.

    Le CHU souligne ne pas envisager de nouvelles conférences de presse dans l'immédiat et demande "avec insistance" le respect du secret médical, notamment sur le traitement administré au patient.

    Patrick Quincy, le procureur de la République d'Albertville(Savoie), a toutefois annoncé qu'il tiendrait une conférence de presse mercredi matin avec les enquêteurs sur l'avancement de la procédure.

    Lésions cérébrales

    Michael Schumacher, dont la tête a heurté un rocher le 29 décembre alors qu'il skiait hors piste dans la station de Méribel (Savoie), souffre de lésions cérébrales et de nombreux hématomes au cerveau. Le casque de protection qu'il portait s'est brisé sous la violence du choc.

    Lors d'une seconde opération lundi dernier, après une première le dimanche, les chirurgiens français sont parvenus à diminuer la pression intracrânienne en évacuant un hématome cérébral "volumineux".


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    Deux designers lancent une application à mi-chemin entre le jeu vidéo et la fiction narrative. Une petite révolution dans le monde du multimédia

    Raconter une histoire sur 360 degrés. L’idée trottait dans la tête d’Emilie Tappolet et Sylvain Joly depuis belle lurette. Aujourd’hui, après quatre années de recherches, ces deux designers glandois ont fondé la start-up Apelab et accouchent d’«IDNA». Un film d’animation interactif pour tablettes numériques, dont la narration évolue en fonction des mouvements produits par l’utilisateur.

    Une petite révolution dans le monde de l’animation. «Techniquement, la vidéo sur 360 degrés n’est pas une nouveauté. Mais nous avons inventé une nouvelle manière de raconter une histoire», explique Emilie Tappolet. Ce procédé narratif conçu par les deux Glandois porte un nom: la «narration spatiale».

    Concrètement, voilà comment fonctionne l’application. Tablette en main et casque audio sur les oreilles, l’utilisateur plonge dans un film noir et futuriste.Chaque scène du film est conçue sous forme de panorama à 360 degrés. L’utilisateur s’y ballade en orientant sa tablette comme il le souhaite. De haut en bas, de gauche à droite, comme s’il tenait lui-même la caméra.

    L'utilisateur devient ainsi spectateur-acteur et se retrouve totalement immergé dans la fiction. «Dans un jeu vidéo classique, ce sont les actions du joueur qui façonnent le scénario. Dans ‘‘IDNA’’, c’est son regard. La narration dépend de l’orientation de la tablette», analyse Sylvain Joly.

    Retouvez la version complète de cet article dans notre édition papier de mardi.
     


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    Deux designers lancent une application à mi-chemin entre le jeu vidéo et la fiction narrative. Une petite révolution dans le monde du multimédia.

    aguenot@lacote.ch

    Raconter une histoire sur 360 degrés. L'idée trottait dans la tête d'Emilie Tappolet et Sylvain Joly depuis belle lurette. Aujourd'hui, après quatre années de recherches, ces deux designers glandois ont fondé la start-up Apelab et accouchent d'"IDNA". Un film d'animation interactif pour tablettes numériques, dont la narration évolue en fonction des mouvements produits par l'utilisateur. Une petite révolution dans le monde de l'animation. " Techniquement, la vidéo sur 360 degrés n'est pas une nouveauté. Mais nous avons inventé une nouvelle manière de raconter une histoire ", explique Emilie Tappolet. Ce procédé narratif conçu par les deux Glandois porte un nom: la "narration spatiale".

    Immersion dans la fiction

    Concrètement, voilà comment fonctionne l'application. Tablette en main et casque audio sur les oreilles, l'utilisateur plonge dans un film noir et futuriste. Le pitch: une grande partie de la population mondiale a été décimée. Une guerre? Une catastrophe nucléaire? Le réchauffement climatique? Mystère. Chaque scène du film est conçue sous forme de panorama à 360 degrés. L'utilisateur s'y ballade en orientant sa tablette comme il le souhaite. De haut en bas, de gauche à droite, comme s'il tenait lui-même la caméra. Il devient spectateur-acteur et se retrouve totalement immergé dans la fiction. " Dans un jeu vidéo classique, ce sont les actions du joueur qui façonnent le scénario. Dans ''IDNA'' , c'est son regard. La narration dépend de l'orientation de la tablette ", analyse Sylvain Joly.

    Au fil des mouvements de tablette, les décors et les personnages dessinés par Sylvain Joly apparaissent. Et les fils multiples de l'intrigue se démêlent. " C'est une histoire à plusieurs embranchements. Bien que le scénario soit fixe, chaque utilisateur peut vivre une expérience qui lui est propre ", indique Emilie Tappolet. Le son a lui aussi été spatialisé. La voix du narrateur, les dialogues entre personnages et les bruitages sont ainsi perçus sur trois dimensions.

    "IDNA" est encore à l'état de prototype mais il cartonne déjà sur la Toile. A ce jour, 100 000 internautes ont déjà visionné la vidéo de présentation du projet. Mieux: des plateformes de référence en matière de multimédia s'en font le relais. Le site américain Wired ou le magazine anglais Contagious. Mais encore: " Nous avons pu présenter ce projet au Tokyo Game Show, au mois de septembre. Il s'agit du plus grand salon du jeu vidéo au monde. Et nous sommes invités au 5D Institute de Los Angeles en avril prochain. Une institution à la pointe de la création interactive ", se réjouit Emilie Tappolet.

    Plusieurs épisodes

    A terme, les deux concepteurs souhaitent développer leur film sur six épisodes. Une véritable "saison", à la manière des séries télé. Fin janvier, la bande- annonce officielle du premier volet d'"IDNA" sera publiée sur le web. Mais il faut déjà plancher sur la suite. Afin de poursuivre l'aventure, les deux concepteurs ont monté une équipe (une dizaine de personnes) et cherchent actuellement à lever des fonds. Coût d'un épisode? 200 000 francs. Quelques grandes entreprises étrangères ont déjà contacté le tandem. " Mais rien n'est encore confirmé ", précise la conceptrice.

    Une chose est sûre: les deux designers ne vendront pas leur concept aux leaders du multimédia. Comme l'explique Emilie Tappolet, l'objectif est avant tout de créer et de développer le projet au sein de la société Apelab. " Nous voulons faire des films, comme un véritable studio de cinéma! "

    Plus de renseignements sur Apelab:

    www.apelab.ch


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    Un source proche du dossier a déclaré mardi que les images provenant de la caméra fixée sur le casque de Michael Schumacher étaient exploitables.

    La caméra du casque de Michael Schumacher fonctionnait au moment de son accident de ski le 29 décembre près de Méribel. Les images sont exploitables, a-t-on appris mardi de source proche du dossier, qui parle de "document important".

    Cette source n'a pas précisé en revanche si les images tournées permettaient de préciser les conditions de la chute de Schumacher, notamment la vitesse à laquelle il skiait avant que sa tête ne percute un rocher dans un secteur situé hors des pistes balisées sur le domaine skiable de Méribel.

    Le parquet et les gendarmes français qui enquêtent sur l'accident ont annoncé qu'ils tiendraient une conférence de presse mercredi au palais de justice d'Albertville, non loin de Méribel, qui doit porter sur l'état d'avancement de la procédure.

    L'ancien pilote est tombé sur des rochers alors qu'il skiait entre deux pistes balisées le 29 décembre. Il est depuis hospitalisé au CHU de Grenoble. Son état de santé est en "légère amélioration", avait indiqué lundi une proche du septuple champion du monde de F1.


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    Le lundi 6 janvier, vers 21h50, un automobiliste français a été contrôlé à 207 km/h (202 km/h après déduction légale) sur l'autoroute Lausanne-Genève, entre les jonctions de Nyon et Gland.

    Sur la base du signalement de la police cantonale vaudoise, les gardes-frontière ont intercepté le véhicule fautif, une Audi A4 immatriculée en France, à la douane de Moillesulaz, le lendemain, vers 13h45. Le conducteur fautif a été acheminé dans le canton de Vaud et présenté à la procureure de service le lendemain matin. Il s'agit d'un ressortissant français de 23 ans, frontalier travaillant dans la région nyonnaise.

    En outre, le véhicule du conducteur interpellé était muni de quatre pneus qui ne présentaient pas le profil minimum de 1,6 mm. Du fait de la non-conformité aux prescriptions de sécurité, la police genevoise a placé en fourrière l'automobile et une dénonciation sera établie à ce sujet.

    Par ailleurs, une interdiction de conduire en Suisse lui a été notifiée par les gendarmes vaudois.

    Le délit de chauffard est passible d'une peine privative de liberté d'un à quatre ans. De plus, dans pareils cas, le permis de conduire est retiré pour au moins deux ans. Les dispositions de Via Sicura permettent également de confisquer et vendre le véhicule du chauffard, afin de l'empêcher de commettre d'autres délits. COM


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    Cela fait vingt ans que la décision a été prise de maintenir la route praticable durant la saison froide. Auparavant, il fallait attendre Pâques pour circuler entre La Côte et la vallée de Joux.

    dsandoz@lacote.ch

    Cela fait exactement vingt ans jour pour jour que la décision a été prise de lutter tout l'hiver, s'il le faut, afin de garantir une voie praticable entre la vallée de Joux et La Côte via le col du Marchairuz. Gérant de l'hôtel au sommet, Jean-Philippe Bachmann a organisé une petite journée festive avec fondue, orgue de Barbarie et chants d'autrefois, "histoire d'honorer le travail de ces gens qui permettent à mes clients de venir en sécurité" , explique-t-il.

    Pour les cantonniers et les chauffeurs privés qui pilotent les machines, la matinée était propice à relater quelques souvenirs. "Par le passé, nous fermions la route quand nous ne parvenions plus à la dégager suffisamment, se souvient Charles Stoll, chef cantonnier à Gimel. Puis nous ne la rouvrions pas avant Pâques." Le chantier était alors titanesque pour libérer la chaussée de plusieurs couches de neige tassées avec d'importantes épaisseurs de glace en profondeur.

    Rivalités passées entre les deux versants

    En ce temps-là, les voyers de l'Etat géraient les tronçons de routes qui leur étaient dévolus à leur guise au gré de leurs budgets disponibles. "Entre la Vallée et La Côte, il a fallu apprendre à communiquer et à partager nos tâches" , confirme Christophe Boisson, chauffeur de l'entreprise Lecoultre dédié au service hivernal. Car hormis des voyers différents, les deux faces du Marchairuz étaient nettoyées par deux entreprises mandatées de chaque côté. "Nous n'étions pas synchronisés, et parfois même, nous n'étions pas loin de nous lancer des boules de neige" , sourit Charles Stoll.

    Aujourd'hui, tout cela appartient au passé. Si le contrôle de l'état de la route est assuré par les cantonniers de Gimel et du Brassus, ce sont bien les entreprises privées que sont l'AVJ, Auto-Transports de la vallée de Joux, et Lecoultre Transports qui déploient leurs machines sur le terrain.

    42 kilomètres à bichonner

    Christophe Boisson et Michel Genevaz, les deux chauffeurs de l'entreprise gimelane passent la lame et dispersent le sel sur les 21 kilomètres qui séparent leur dépôt du Brassus avant de le refaire en sens inverse. En cas de grosses accumulations, l'AVJ entre en scène avec ses fraiseuses. Et même lors des hivers apparemment sans beaucoup de neige comme l'actuel, la fraiseuse aura l'opportunité de quitter son garage, les routes du Marchairuz étant en deux endroits fortement exposées à la bise et par conséquent aux congères.

    "Ce sont ces moments-là qu'on aime dans notre métier, avoue Christophe Boisson qui ne rechigne pas à se lever au milieu de la nuit pour préparer la bande de circulation au mieux pour les automobilistes dès 6 heures. Contre la neige, c'est une vraie lutte. Entre puissance, précision, mais aussi un peu de danger car on est seul à bord et dans la montagne, c'est plutôt excitant. La période actuelle est plus monotone, avec ses salages quotidiens." Charles Stoll ne cache pas sa satisfaction de disposer d'une mission claire depuis l'application de cet entretien complet est appliqué. "Lutter contre la glace à Pâques nous demandait quasiment autant d'effort. Et à l'heure actuelle, quand on voit la circulation hivernale sur cet axe, il n'est plus concevable de s'en passer durant de longues semaines, voire des mois." Depuis deux ans, même la bretelle qui relie le village de Bière à la route du col est également déneigée au mieux. Les communes desservies contribuent à financer cette opération qui évite de surcharger excessivement les voies à travers les villages de Longirod et Saint-George .

    La route des horlogers

    En 1994, quand les voyers des arrondissements de Nyon et de Cossonay se sont arrangés pour assurer ce service, la principale motivation annoncée était d'ordre touristique. "Certes, quand le lac est gelé, que le soleil brille au sommet et à la Vallée tandis que l'arc lémanique est sous le brouillard, les voitures se comptent par milliers, constate François Valceschini, sous-chef cantonnier. Mais ce col, c'est surtout la route des horlogers qui peuvent ainsi rejoindre plus aisément Genève ou Lausanne. Sans évoquer les pendulaires qui traversent chaque matin et chaque soir."


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    Syndic, président du Conseil régional, député et désormais membre de la Commission des finances du Grand Conseil. Gérald Cretegny cumule les mandats politiques. Aurait-t-il les yeux plus gros que le ventre?

    Depuis le 1er janvier, Gérald Cretegny est membre de la Commission des finances du Grand Conseil. Un mandat de plus dans un agenda politique déjà bien chargé: l'élu cumule déjà les fonctions de syndic, de président du Conseil régional et de député. A terme, ses implications multiples ne risquent-elles pas de nuire à son efficacité dans l'un ou l'autre de ces mandats?

    "Le risque existe mais mon organisation personnelle marche bien", répond-il. "Le tout est de savoir comment l'on fonctionne. Etre attentif à ne pas être constamment sous pression." Gérald Cretegny affirme cumuler les mandats avant tout par intérêt personnel pour la chose publique. 

    Le syndic de Gland ne serait toutefois pas opposé à gravir un échelon de plus dans la sphère politique: "il n’est pas impossible que je me retrouve sur une liste électorale du Conseil national, principalement pour aider une liste à passer", indique-t-il.

    Retrouvez l'interview complète de Gérald Cretegny dans notre édition de mardi.  


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    La réalisatrice Viviane Mermoz-Gasser, ainsi que Marie et Pierre, les enfants de Germaine et Robert Hainard accompagneront, ce mercredi, à l'UICN (20h) à Gland, la projection du film "Robert Hainard, l'homme, la nature, la pensée". Renard dans le ravin, blaireau devant le terrier, sangliers au clair de lune, ours et loup dans les Balkans, voilà des images d'animaux surpris dans leur milieu naturel qui évoquent instantanément un artiste genevois mondialement connu, Robert Hainard (1906-1999). De jour comme de nuit à l'affût des bêtes, il a ramené des dizaines de milliers de croquis et d'aquarelles, de quoi produire près de mille gravures sur bois et des centaines de sculptures, pour représenter faune, flore et paysages. De ses innombrables observations, il a tiré matière à des publications scientifiques comme les "mammifères sauvages d'Europe", mono-graphie rééditée depuis un demi-siècle, et qui lui valurent le titre Honoris causa de l'Université de Genève en 1969. Mais dès sa jeunesse, il exprima ses opinions philosophiques: son combat pour la protection de la nature l'a fait connaître comme précurseur de la pensée écologique. Ce premier long métrage consacré au couple Hainard retrace l'incroyable quête de nature sauvage de Robert Hainard. A travers des archives et des témoignages, on découvre la multiplicité et l'originalité de son oeuvre, la portée de son travail et la force de sa pensée. COM


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    "Golden Prison" scelle la rencontre entre l'association Cause, un rappeur et une danseuse.

    Les jeunes "riders" de l'association glandoise "Cause" n'ont pas fini de faire parler d'eux. Quatre mois seulement après la présentation de leur dernier projet, Timelapse, ils reviennent avec un vidéoclip musical tourné l'été dernier dans la région de La Côte. Son nom: "Golden prison". "Ce nouveau projet est le fruit d'une rencontre entre le chanteur hip-hop Fabe Gryphin et la danseuse contemporaine Nicole von Arx, tous deux originaires de Gland" , précise Benoît Goncerut, membre de l'association. Sous l'oeil de son frère, Frédéric, jeune réalisateur de 31 ans, les deux artistes réinterprètent le concept de prison dorée, dans une mise en scène sobre et efficace. Le but? Interpeller le spectateur sur la crise de désenchantement qui touche les individus, entre rêves et réalité. "Le thème nous tenait particulièrement à coeur. Nous sommes arrivés à un âge où nos ambitions de jeunesse s'estompent, étouffées par le quotidien. Ce clip, c'est une manière d'exprimer ce sentiment étrange que notre vie nous échappe" , explique Benoît Goncerut. A découvrir en avant-première ce jeudi soir au Flux Laboratory, à Carouge. CP

    Projection de "Golden prison":

    Jeudi 16 janvier, 18h, Flux Laboratory, Carouge. Entrée libre. Plus de renseignements sur le site de l'association www.cause.ch ou au numéro 076 376 62 03


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    Le 1er janvier, Gérald Cretegny est devenu membre de la Commission des finances du Grand Conseil. Le mandat de trop?

    Syndic de Gland, président du Conseil régional, député de l'Alliance du Centre au Grand Conseil. A 59 ans, Gérald Cretegny cumule les mandats politiques. Le 1 er janvier, une nouvelle casquette est encore venue se poser sur cette tête déjà bien couronnée: celle de membre de la Commission des finances du Grand Conseil. Face à ce grand appétit politique, plusieurs questions se posent: à terme, le politicien ne risque-t-il pas de diluer ses forces et de perdre en efficacité? En multipliant les mandats, aurait-il des vues sur le Conseil d'Etat? Réponses de l'intéressé.

    Gérald Cretegny, vous êtes désormais membre de la Commission des finances du Grand Conseil. Il s'agit d'une charge supplémentaire dans un agenda politique déjà bien chargé...

    J'aimerais tout d'abord préciser qu'il s'agit d'un mandat limité dans le temps. Je remplace Axel Marion ( ndlr: député lausannois de l'Alliance du Centre ), parti aux Etats-Unis pour des raisons professionnelles. Ce mandat ne durera donc que six mois. Effectivement, cela représente une charge de travail supplémentaire mais elle est acceptable puisque limitée dans le temps, justement.

    Après l'échec du PIR, ne devriez-vous pas plutôt recentrer vos forces sur le Conseil régional?

    Le PIR était un travail d'équipe, je tiens à le rappeler, même si j'ai beaucoup été mis en avant. La petite opposition qu'a rencontrée le projet n'est en aucun cas la conséquence d'un excès de charges de mon côté. Ma forte présence sur le terrain l'a prouvé. Aujourd'hui, au sein du Conseil régional, les cartes doivent être redistribuées. Et notre volonté est avant tout d'opérer dans une véritable dynamique de collégialité.

    A terme, ce cumul des tâches risque tout de même d'atténuer vos forces et donc de péjorer votre efficacité dans l'un ou l'autre de vos mandats...

    Ce risque existe. Mais mon organisation personnelle fonctionne bien. Lorsque j'ai accédé au Grand Conseil, en 2012, il m'a fallu du temps pour en comprendre les rouages et adapter mon emploi du temps. Aujourd'hui, c'est chose faite.

    Multiplier les fonctions, est-ce une manière de vous profiler pour le Conseil d'Etat?

    Je suis membre d'un petit parti qui a de l'ambition, c'est vrai. Mais il faut être réaliste: je vais avoir 60 ans l'année prochaine, prendre les rênes d'un exécutif cantonal me semble donc difficile. En revanche, pour le Conseil national, il n'est pas impossible que je me retrouve sur une liste électorale, principalement pour aider une liste à passer. Dans tous les cas, je ne fais pas de plan de carrière. Je suis quelqu'un de pragmatique. J'avance au jour le jour.

    Y a-t-il des chances que vous ne vous représentiez pas à la Municipalité de Gland en 2016?

    Pour l'instant, je suis syndic. Et cette fonction me plaît beaucoup. Les questions liées aux prochaines élections municipales devront être discutées au sein des partis qui me représentent (ndlr: le PDC mais aussi le parti indépendant des Gens de Gland) . Je ne peux donc pas répondre à cette question pour le moment.

    Est-il possible de chiffrer la charge horaire hebdomadaire que représente la chose publique dans votre emploi du temps?

    Cela reste difficile à évaluer. Je me lève en général à 5h30 du matin. Mes journées se finissent rarement avant 21h ou 22h. Pour tenir le coup, il faut savoir comment l'on fonctionne. Etre attentif à ne pas être constamment sous pression. Je me ménage des plages de récupération.

    Vous avez donc renoncé à votre commerce de sellerie-maroquinerie en ville de Gland?

    Non. D'ailleurs, j'y suis au moment même où je vous parle. Mais quelqu'un travaille pour moi. J'ai fortement baissé mon temps de travail. Il ne tourne plus qu'autour des 20%.


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    Dès le 30 janvier, des concerts intimistes auront lieu à Grand-Champ.

    Un lieu dédié aux musiques actuelles à Gland, vous en rêviez? Votre voeu vient d'être exaucé. Lundi matin, le Service de la culture a annoncé officiellement le lancement d'un café-concert mensuel au Théâtre de Grand-Champ. Une structure financée par la Ville qui fera la part belle à la chanson, au rock et à la pop. Et qui renforcera l'offre culturelle sur le territoire glandois. " Après avoir pris connaissance des attentes des habitants, il nous a paru évident qu'il y avait quelque chose à faire autour des musiques actuelles ", explique Sandrine Faure, instigatrice du projet et cheffe du Service de la culture.

    Dès le 30 janvier, la salle du théâtre de Grand-Champ accueillera dans une configuration intimiste (150 places) des artistes romands. Avec une contrainte spécifique: les musiciens invités devront se produire exclusivement en acoustique. " Nous voulons vraiment proposer des concerts sur mesure. C'est pour cela que ces soirées se nomment "Edition Limitée" ", poursuit Sandrine Faure.

    Chaque événement se déroulera en deux temps. Dès 19h, une première partie, gratuite, aura lieu dans le foyer de la salle glandoise. Au menu: tapas et surprises musicales. " Une découverte que nous voulons mettre en avant ou que l'artiste invité veut mettre en évidence ", éclaire Sandrine Faure. L'idée étant de faire de ce premier volet une sorte d' afterwork musical. Dès 20h30, place au concert payant de la tête d'affiche. " Le prix des billets sera accessible. Il variera entre 20 et 30 francs ", précise Sandrine Faure.

    Pour connaître la programmation de ces Caf'Conc, il faudra encore patienter. Ce n'est que jeudi matin, à 10 heures précises, que les organisateurs lèveront le voile sur leur affiche. Une fois le programme dévoilé, les mélomanes pourront le consulter sur le site web de la commune ainsi que sur la page Facebook des café-concerts. Quant à la billetterie, elle sera elle aussi disponible sur le site internet de la Ville.

     

    "Edition Limitée"

    Café-concert mensuel à Gland

    Programmation dévoilée le 16 janvier à 10h sur www.gland.ch


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    Situé à l'intersection de la route Suisse et de l'Avenue du Mont-Blanc, le futur giratoire de la Bergerie vise à sécuriser la zone.

    Le carrefour de la Bergerie, c’est encore le grand point noir du réseau routier glandois. En dix ans, l'intersection située au croisement de l'Avenue du Mont-Blanc et de la Route Suisse a été le théâtre de 17 accidents. Depuis plusieurs années, la Municipalité évoquait la possibilité d'y construire un giratoire pour tenter de sécuriser la zone. Aujourd'hui, le projet est mis à l'enquête publique.

    Malgré la dangerosité de ce carrefour, la Municipalité aura attendu longtemps avant de passer à l'action. "Nous avons du fixer des priorités", justifie Olivier Fargeon, municipal en charge des routes.

    Ainsi, en 2007 et 2008, deux rond-points ont tout d'abord été construits, l’un à proximité du Garden Center Shilliger, l’autre à la hauteur du bowling. Puis, ce fut au tour du quartier Eikenott d’accaparer le budget routier de la Ville. «Deux giratoires ont dû être construits dans ce secteur. La route de Luins a également dû être élargie», poursuit Olivier Fargeon.

    Le rond-point de la Bergerie a d’ores et déjà été validé par le Canton. En revanche,  il n’a pas encore été soumis au vote du Conseil comunal. «Il est toujours préférable de savoir s’il y a des oppositions avant de présenter ce type de préavis. Cela nous permet d’arriver au Conseil comunal avec un projet valide», explique le municipal. Si le giratoire  ne rencontre pas d’oppositions de la part des riverains, la Municipalité présentera rapidement son préavis aux conseillers. «En avril ou en juin», assure Olivier Fargeon.

    Retrouvez dans notre édition de mercredi un article complet sur ce sujet.


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    La Ville met à l'enquête un projet de rond-point au croisement de la Bergerie. Pour sécuriser et fluidifier le trafic.

    C'est encore un gros point noir du réseau routier glandois. En dix ans, le carrefour de la Bergerie a été le théâtre de 17 accidents, dont un mortel en 2010. Pour sécuriser la zone, située au croisement de l'Avenue du Mont-Blanc et de la Route cantonale, une idée trottait depuis longtemps dans la tête de la Municipalité: construire un giratoire. Une infrastructure qui permettrait de sécuriser le secteur en obligeant les automobilistes à ralentir. Aujourd'hui, le projet se concrétise. Depuis hier, il fait l'objet d'une mise à l'enquête. Les plans peuvent être consultés jusqu'au 13 février au Service infrastructures et environnement.

    Vu la dangerosité de ce carrefour, pourquoi la Municipalité a-t-elle attendu aussi longtemps pour concrétiser son plan? " Nous avons une vision globale de la sécurité routière à Gland. Il a donc fallu fixer des priorités. Pour des raisons financières, principalement ", répond Olivier Fargeon, municipal en charge des routes de la commune.

    Ainsi, en 2007 et 2008, deux ronds-points sont sortis de terre, l'un à proximité du Garden Center Schilliger, l'autre à la hauteur du bowling. Puis, ce fut au tour du quartier Eikenøtt d'accaparer le budget routier de la Ville. " Deux giratoires ont dû être construits dans ce secteur. La route de Luins a également dû être élargie ", poursuit Olivier Fargeon.

    Le Canton valide le projet

    Le rond-point de la Bergerie a d'ores et déjà été validé par le Canton. En revanche, il n'a pas encore été soumis au vote du Conseil communal. " Il est toujours préférable de savoir s'il y a des oppositions avant de présenter ce type de préavis. Cela nous permet d'arriver au Conseil communal avec un projet valide ", explique le municipal. Si le giratoire ne rencontre pas d'oppositions de la part des riverains, la Municipalité présentera rapidement son préavis aux conseillers. " En avril ou en juin ", assure Olivier Fargeon. Si le projet est accepté par le cénacle communal, les travaux débuteront rapidement. " En fin d'année. Le rond-point pourrait être mis en service dans le courant de l'année suivante ", précise le municipal .

    Le financement de l'infrastructure sera entièrement pris en charge par la Ville. Coût des travaux? " Un peu moins d'un million de francs ", estime Olivier Fargeon. Mais une demande de subvention pourra toutefois être adressée au Canton. " Le montant de cette aide dépendra de l'intérêt que représente le chantier pour le réseau routier cantonal. Ces subventions pourraient représenter jusqu'à 30% du coût total ", indique le municipal. AGO


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    Patrick Haudecoeur joue François Pignon dans "Le dîner de cons", à Gland.

     

    Patrick Haudecoeur est déjà venu au théâtre de Grand-Champ avec son spectacle devenu culte "Thé à la menthe où t'es citron?", qui a reçu le Molière 2011 de la Meilleure pièce comique. Cette semaine, le public peut retrouver le comédien français avec "Le dîner de cons", pièce mythique écrite par Francis Veber. Il y est question d'un éditeur parisien qui organise des dîners où chaque convive doit amener un "con", intarissable sur un sujet incongru. La soirée consiste à se moquer sans se montrer. Dans une mise en scène d'Agnès Boury et aux côtés de José Paul, Patrick Haudecoeur endosse le rôle de François Pignon, immortalisé par Jacques Villeret, en 1993 sur scène, et en 1998 sur grand écran. Coup de fil.

    Patrick Haudecoeur, comment s'annonce votre tournée du "Dîner de cons"?

    Elle se présente très bien. La Première a lieu en région parisienne avant une quarantaine de dates en Suisse et en France. Cette pièce est une très belle partition qui a beaucoup de succès. Mais, dans cette mise en scène, on ne s'appuie pas sur ce qui a déjà été fait. Nous avons fait quelques adaptations à l'époque d'aujourd'hui. Le téléphone, par exemple. C'est le huitième personnage de la pièce, mais les téléphones ont beaucoup changé depuis vingt ans. Et nous nous approprions les personnages. La ligne de la metteure en scène, Agnès Boury, est de se reposer sur l'essence même de la pièce, de ne pas en faire un spectacle de boulevard. Elle-même n'a jamais vu de représentations du "Dîner de cons", ni le film. Il s'agit de retrouver l'essence du début, il y a vingt ans, en 1993, quand la pièce était jouée par Claude Brasseur et Jacques Villeret.

    Est-ce que cette pièce a été beaucoup jouée, depuis?

    Dans le théâtre professionnel, "Le dîner de cons" a été repris deux fois: par Arthur et Dany Boon et par Chevallier et Laspalès. Mais, s'il y a d'autres comédiens qui l'ont jouée, la poutre centrale reste l'écriture. "Le dîner de cons" est devenu

    un classique du théâtre. Il y a une mécanique très précise. Et la palette de jeu est énorme, il y a plusieurs couleurs possibles pour chaque personnage. C'est comme un concerto de Mozart ou de Chopin, les musiciens peuvent se l'approprier, ça reste toujours magnifique.

    Et votre rôle, François Pignon, comment l'avez-vous abordé?

    Je ne suis pas du tout le même que Jacques Villeret. En premier lieu par mon apparence physique. Je suis plus menu que lui. Et Villeret, avec son air un peu bonhomme, avait facilement ce côté "con-con" que je n'ai pas. Le François Pignon que j'interprète est maladroit, naïf, très inspiré de mon clown habituel. Je joue un personnage candide, lunaire, qui veut aider son prochain. C'est un petit comptable avec une vie toute simple, il n'a pas de rêves, c'est un petit fonctionnaire. Il a une intelligence du coeur et ne veut pas faire de mal aux autres.

    Mais comment joue-t-on le rôle d'un con?

    On est toujours le con de quelqu'un. Ce sont les situations et les autres qui nous rendent bêtes ou intelligents, on ne l'est pas de fait. Quand on est con ou méchant, on ne le sait pas soi-même. Contrairement à la polémique autour des spectacles de Dieudonné, les cons ne peuvent pas porter plainte contre nous sinon, ils se dénonceraient eux-mêmes comme étant cons (rires) .

    A vos côtés, le comédien et metteur en scène José Paul interprète Pierre Brochant...

    C'est le producteur, Pascal Legros, qui nous a rassemblés. José Paul joue un très bon Brochant, froid et moqueur. Bien entendu, il n'est pas du tout comme ça dans la vie. En répétant, nous nous sommes rendu compte que "Le dîner de cons" repose vraiment sur le duo. Patrick Haudecoeur, sans José Paul, ne peut pas fonctionner. Tous les deux, nous avons une grande complicité de jeu. Chacun est à fond dans son personnage. Si nous étions des clowns, François Pignon serait l'Auguste et Pierre Brochant le clown blanc. Et il est beaucoup plus difficile de trouver son clown blanc. Et c'est lui qui fait un bon Auguste, en contraste.

    Vous êtes déjà venu à Gland jouer "Thé à la menthe ou t'es citron?" qui a plus de 1000 représentations au compteur. Vous vous étiez lassé?

    J'ai arrêté car j'en avais fait le tour, oui. Je ne voulais pas m'esquinter avec quelque chose qui ne m'amuse plus. La pièce se joue encore dans la même mise en scène à Paris, mais quelqu'un m'a remplacé pour mon rôle. Je la reprendrai peut-être dans quelques années... Je suis mal placé pour le dire, puisque c'est ma pièce, mais peut-être que "Thé à la menthe ou t'es citron?" est aussi en train de devenir un classique du théâtre...

     

    "Le dîner de cons"
    Mercredi 15 et jeudi 16 janvier, 20h30
    Théâtre de Grand-Champ, Gland
    Rés.: 022 364 30 30
    www.evento-spectacle.ch


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    Le vélo aquatique est plus tendance que jamais. Explications.

    Nouveau-né sur le marché du bien-être, le waterbike, ou vélo aquatique en solo, fait son arrivée en Suisse. Après Genève, où un premier centre a ouvert ses portes en juin dernier, Gland se met aussi à pédaler dans l'eau, avec la complicité de Joëlle et Frédéric Lehmann, fondateurs du centre waterbike, récemment inauguré à deux pas de la gare. Qu'est-ce qui a poussé ces deux comptables de formation à tenter cette aventure? "Nous connaissions les personnes qui ont introduit le concept au bout du lac. L'idée nous a séduit et nous nous sommes lancés" , répondent-ils simplement. Seul prérequis: l'achat d'une franchise auprès du propriétaire de Waterbike Genève, bénéficiant d'un contrat d'exclusivité passé avec la France, où une centaine d'établissements ont vu le jour ces trois dernières années.

    Le concept: des cabines individuelles, comportant chacune une grande baignoire équipée d'un pédalier et d'un guidon, de buses de massage et de petites lumières colorées. L'eau, chauffée à 24 degrés, renouvelée après chaque passage, est enrichie d'ozone permettant de débarrasser la peau de ses impuretés. De la bicyclette dans un jacuzzi, stores baissés et éclairage tamisé, pour sculpter son corps sans (trop) souffrir. "C'est comme de l'aquabiking collectif en piscine mais avec une dominante bien-être, renforcée par l'hydro-massage et la chromothérapie" , résume Joëlle Lehmann, 43 ans, qui vient d'achever sa formation d'instructeur fitness-wellness. On se muscle, on renforce son cardio, on combat la peau d'orange, on se détend et on se distrait en regardant "Les feux de l'amour" sur l'écran d'en face. Sans les autres qui vous reluquent en maillot de bain, sans le coach qui vous impose un rythme effréné, sans les germes des bains communautaires et sans la contrainte des horaires de cours. On n'arrête pas le progrès.

     

    Bien-être et rééducation

     

    Mais ce confort a un coût: 50 francs la séance de 30 minutes, 65 francs celle de 45 minutes, contre une vingtaine de francs seulement pour un cours d'aquabiking classique. Heureusement, le centre de Gland propose des forfaits qui allègent un peu la note des clientes. Oui, il semblerait que le vélo dans l'eau peine encore à séduire ces messieurs. "Nous recevons beaucoup de femmes âgées de 40 ans et plus, qui souhaitent se débarrasser de leurs capitons. Nous avons aussi des clientes qui rencontrent des ennuis de santé ou qui espèrent recouvrer leurs muscles après une opération", précise Frédéric Lehmann, âgé de 40 ans.

    Car c'est bien pour ça, à l'origine, que le vélo aquatique fut créé. Mis au point par des kinés italiens, il avait pour but de proposer une technique de rééducation douce, efficace et fonctionnelle. "Il n'y a rien de plus doux pour les articulations. Et l'eau exerce une résistance douze fois supérieure à celle de l'air, ce qui permet de se muscler sans risque de déchirures" , explique le Glandois. La France s'est ensuite appropriée le concept en créant la marque Waterbike, qui a donné naissance à de nombreux centres du même nom. "Deux mois après son ouverture, l'établissement de Genève a quasiment doublé le nombre de ses cabines et son tenancier projette déjà d'ouvrir une nouvelle adresse à Lausanne. Je pense que cette activité est promise à un bel avenir", se réjouit Joëlle Lehmann.

    Plus de renseignements: Centre Waterbike: chemin du Verney 26, Gland. Plus de renseignements sur le site www.give4fit.ch ou au 022 565 27 83


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    Rencontre avec un archiviste, métier résolument tourné vers l'avenir.

    Un vieil homme poussiéreux classant inlassablement des documents dans une sombre cave, telle est l'image de l'archiviste inscrite dans l'inconscient collectif. Une image d'Epinal qui a tôt fait de s'effriter comme du parchemin, lorsque l'on rencontre Vincent Guillot, dynamique trentenaire qui vient de reprendre au mois de novembre la gestion des archives communales de Rolle. Il faut dire que l'activité longtemps marquée du sceau de l'amateurisme, s'est radicalement professionnalisée au cours des dernières années. En effet, jusqu'à il y a peu, les communes recouraient à un archiviste in situ, au bénéfice d'aucune formation et fonctionnant à son rythme, quand elles ne se désintéressaient pas totalement de la problématique. Une anecdote particulièrement savoureuse livrée par Vincent Guillot illustre à merveille une réalité vérifiable dans un passé encore récent: "Lorsque j'ai commencé ma carrière, une commune avait ses archives posées à même le sol sur une plaque d'égout. Certains cartons comportaient pourtant des documents du début du XVI e siècle!" Si l'archiviste, ce discret et pourtant essentiel garant de l'identité de la société, trie et sélectionne minutieusement tout ce qui dans le futur nous permettra de comprendre le passé, il doit aussi veiller à l'aspect physique de la conservation des documents.

     

    Des professionnels au service des communes

     

    Les récentes évolutions technologiques ont profondément modifié la structure même du paysage de l'archivage, requérant par conséquent les compétences d'experts qualifiés. L'arrivée de la photocopieuse tout d'abord, déclarée ennemi archivistique numéro un par Vincent Guillot, puis le passage au numérique avec la généralisation d'Internet, ont eu pour effet de faire exploser le volume de documents. Face à cette croissance exponentielle, les archivistes doivent intervenir avant même la création de l'information. "Anticiper, c'est la clé", pourrait être leur devise. Après avoir accompli différents mandats dans plusieurs communes du district de Nyon à côté de sa formation en information documentaire à la Haute école de gestion de Genève, Vincent Guillot s'est vite rendu compte des besoins impérieux des villages face au nouveaux défis posés à l'archivage. En 2009, il a alors eu une idée révolutionnaire dans un milieu assez conservateur: celle de lancer sa société Pro Archives Conseils, qui agit comme prestataire de services auprès des communes ou des associations intercommunales. "Les communes ne parviennent plus à gérer la masse d'informations. Elles se rendent compte qu'il faut une personne aguerrie. Avec une structure privée comme la nôtre, nous amenons le côté professionnel dans les petites communes", constate le jeune archiviste. Il se défend pour autant de vouloir mettre l'ancienne génération à la porte: "Ils approchaient tous de la retraite et la plupart d'entre eux étaient plutôt heureux de passer le témoin." Comme à Gland, par exemple, où il a travaillé durant deux ans aux côtés de son prédécesseur avant de reprendre le flambeau. Après cinq ans d'activité, la société officie aujourd'hui dans 37 communes (huit au départ), dont la majeure partie est située sur La Côte.

     

    La fragilité du numérique, la perennité du papier

     

    Comment notre gardien du temple, comme il aime se nommer, considère l'arrivée du numérique? "A l'heure du tout numérique, le papier reste le meilleur moyen de conserver des informations. On possède ainsi des documents papier de 800-900 ans d'âge. Avec des documents numériques, il faudrait archiver le support, la machine et le savoir-faire des personnes qui l'emploient. Le numérique est utile pour avoir une copie et manipuler le moins possible l'original en papier." Les deux supports sont donc complémentaires, mais en aucun cas substituables. A ce propos, le Nyonnais raconte volontiers l'une de ses mésaventures, pour mettre en évidence l'obsolescence des supports électroniques. "Un jour, on m'a amené une disquette qu'on ne pouvait plus lire, alors qu'elle n'avait que cinq ans d'ancienneté. Cela nous a coûté moins cher de tout ressaisir à la main grâce à une copie papier du contenu de la disquette." Cette fragilité engendre à son tour des problèmes de sécurité; l'altération des données par duplication de celles-ci ou leur falsification sont éminemment moins à risque avec le papier. Quant à la menace a priori plus grande que ferait peser le numérique sur la disparition des données, Vincent Guillot rappelle que des pertes, il y en a toujours eu dans l'Histoire. Il suffit de se souvenir de l'épisode des Bourla-Papey, pour ne citer que l'un des plus célèbres. Selon lui, une sélection naturelle doit de toute manière s'opérer. Et Vincent Guillot de rappeler le credo de tout archiviste qui se respecte: "Eliminer est la règle, conserver l'exception."


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